Le lien entre la société civile et les pouvoirs publics est très marqué par la défiance du premier vis-à-vis du second. Par ailleurs la prise en compte de l’expertise des parties prenantes n’est pas assurée comme elle le devrait dans l’ensemble des pays européens. En France particulièrement, où l’activité dite de « lobbying », n’obéit pas à proprement parler à des règles de transparence et d’égalité des armes. Aussi, afin de donner une couleur plus démocratique à la gouvernance de l’Union, la confiance de la société civile et des administrés dans le système politique européen et national doit être rétablie. La transparence dans l’activité d’influence et dans les débats réalisés entre organisations et décideurs devra être assurée. Cela permettrait par ailleurs d’accroître la qualité des normes et leur pertinence tant économique que sociale.
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Après la crise financière qui aura permis de pointer du doigt les paradis fiscaux en Europe et ailleurs, la crise économique amène aujourd’hui à sensibiliser les pays de l’Union à une homogénéisation de la fiscalité, pour éviter des sorties conséquentes de ressources nationales alors que le plus gros des budgets reste encore le budget national.
En effet, un certain nombre de différences historiques et stratégiques entre les pays de l’Union, qui font certes leur identité, entrainent des divergences de priorités traduites par des écarts de fiscalité. Ces écarts de fiscalité entrainent en temps de crise économique des concurrences au sein même de l’Union et de la zone euro.
Reprenant l’orientation fiscale de certains grands pays de l’Union et les postes principaux de budgets nationaux, nous pourrons mettre en évidence les points de concurrence entre certains pays membres, l’avancée vers l’homogénéisation et les conséquences de celle-ci pour l’Europe, sur le plan domestique et face à la concurrence mondiale.
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Contradiction de l'histoire, le « besoin d’Europe », économique et politique, est réel et même pressant dans un contexte de crise, tandis que la critique de l’Union européenne continue de prendre de l’ampleur. Le tissu associatif européen est dense mais il est inaudible dans l'ensemble de la population du fait d'une culture de l'entre soi qui nuit terriblement à l'Union. En parallèle, la classe politique devient de plus en plus défensive sur les questions européennes, comme l'a démontré la campagne présidentielle en France. Un apport utile serait de se fixer un objectif naturel, les élections européennes de 2014, pour rassembler les forces européennes, associatives et politiques (à titre individuel voire pour certaines structures), via une plateforme fédéraliste réunissant les idées constructives pour l’Europe.
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La Commission dite de "Bruxelles", comme si on voulait s'en distancier ou la placer au rang de simple organe administratif international, comme le FMI, pâtit d'un déficit de légitimité, au moins perçu, qui rend difficile tout approfondissement du rôle politique de l'Union. Pour y remédier, des acteurs comme Wolfgang Schäuble ont proposé d'élire le président de la Commission au suffrage universel. Une autre mesure, plus conforme à l'histoire démocratique européenne et aux constitutions des États membres, serait de parachever le processus de parlementarisation de l'Union en faisant de la Commission l'émanation du groupe ou de la coalition majoritaire à l'issue des élections européennes.
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